« Moi je reviens de la gueule d'un ours. Le reste ? C'est un mystère. »
Nastassja Martin est la première Occidentale à vivre auprès des Even, peuple nomade du Kamtchatka, en Sibérie. Le 25 août 2015, sur les flancs d'un volcan, celle qu'on surnomme matukha, l'ourse, se retrouve nez à nez avec le fauve qui peuple ses rêves. Les morsures auraient pu la tuer, mais elle survit. Si Nastassja n'est pas morte, c'est qu'elle est née, désormais mi-femme, mi-ours.
Sur scène, la poète-performeuse Laurence Vielle explore les fissures : celles du visage défiguré de Nastassja, de ses mots et pensées. Marc Feld, en temps réel, habite le fond de scène d’une fresque mouvante, tandis que Vincent Granger donne chair au voyage en musique. L’attaque de l’ours n’est pas un traumatisme à dépasser, mais un événement initiatique, une bascule vers un monde où les mythes se croisent et nous questionnent.