Les peuples comme les astres ont le droit d'éclipse.
Et tout est bien, pourvu que la lumière revienne
et que l'éclipse ne dégénère pas en nuit.
Victor Hugo
Didi a 15 ans et depuis quelque temps, de la fumée s'échappe de sa peau. Ne comprenant pas ce qui lui arrive, accablée par le regard des autres, elle rêve de s'effacer, et s'échappe dans un monde intérieur. L'émission de radio qu'elle écoute constitue son dernier lien avec le monde extérieur. À l'antenne, Noé l'animateur tend le micro à celles et ceux qu'il croise, diffusant un chœur de doutes, de colères et d'espoir collectés auprès d'adolescent·es et d'adultes.
Sur scène, l’espace du repli est traité en dessin d’animation, projeté sur un écran : la marionnettiste plonge dans le dessin en quête de ce qui animera Didi à nouveau, passant tour à tour de la chair au trait, et du trait à la chair. Avec douceur et écoute, le collectif Le printemps du machiniste se questionne : quelle est la bonne distance entre soi et le monde ?
Un aperçu vidéo réalisé par Le Mouffetard / Théâtre Silvia Monfort ⬇︎