C’est l’histoire de plein d’histoires. Une ronde de personnages d’horizons multiples. Une série d’incarnations poétiques. Des fragments intimes d’hommes et de femmes portés au plateau. Onze portraits crachés à la première personne qui vont tour à tour se succéder. Onze battements de monde présentés comme autant de miroirs de notre étrange condition.
Marc le Libanais exilé dans le Jura et Loïc le nordiste qui a gardé l’accent partagent une même tendresse pour la classe ouvrière dont ils sont issus. On retrouve les deux complices pour ce qui peut s’apparenter à une suite de Fiers et tremblants, suivant le même protocole : chacun écrit une chanson à dire ou un slam à chanter pour invoquer un personnage. Sur scène, ils alternent, entrelacent ou partagent les mots pleins de rudesse ou de tendresse qu’ils prêtent à celles et ceux qui ne sont rien pour les puissants.