Mai 2026. La municipalité a décidé de raser le Théâtre Antoine Vitez dans la perspective de redessiner le centre-ville en livrant le terrain aux appétits privés. Une poignée de jeunes gens, un collectif d'artistes, refuse de laisser ce lieu aux mains de promoteurs et décide d'occuper le théâtre. Ils débarquent sur scène par les gradins avec leurs affaires et cartons à pizza, et occupent le lieu en temps réel. Le public se retrouve embarqué dans une lutte collective, sans trop lui laisser le choix ! Le texte est inclusif et littéraire, tantôt braillé tantôt chanté avec délice en italien, et la troupe se paie même le luxe de corriger Bertolt Brecht.
Inspiré d'occupations réelles, l'Odéon en 1968, les Célestins à Lyon en 2016, la Volksbühne à Berlin en 2017, Œuvrer son cri est bien plus qu'un spectacle sur les artistes pour les artistes. Circulant avec fluidité entre la fiction qu'ils écrivent en direct et le réel de leur vie commune, les comédiens interrogent le vivre-ensemble et la convergence des luttes. Une comédie drôle et poignante, portée par une troupe aussi géniale que foutraque, et aussi déterminée que désordonnée.
Ce spectacle est le fruit de la compagnie Courir à la catastrophe et s’est écrit collectivement à partir d’une proposition de Sacha Ribeiro, qui signe la mise en scène.

Le teaser ⬇︎
La presse en parle
Déjouant l’un après l’autre les clichés dans lesquels pourrait les précipiter cette occupation sauvage d’un théâtre, les comédiens se faufilent de questions existentielles en doutes esthétiques, sans jamais se figer dans l’esprit de sérieux. Œuvrer son cri est une comédie lavée à grandes eaux par l’humour et l’auto-ironie, ce qui rend d’autant plus poignants les cris du cœur qui y jaillissent. Le Monde
À chaque fois, de tels événements ont donné naissance à des expériences démocratiques riches, et aidé à penser la place du théâtre dans le monde. Une place très grande, immensément utile. Œuvrer son cri nous en convainc avec force, en tous les cas. TTT Télérama
Ils vont expérimenter un théâtre débarrassé de tous les codes, s’affranchir de tous les murs et entraîner le spectateur dans cette tentative d’imaginer, ensemble, d’autres possibles. (…) Alors on entend cet Éloge de la dialectique, formidable poème de Brecht écrit en 1931 où « les vaincus d’aujourd’hui sont les vainqueurs de demain » et qui se conclut par « Et jamais devient aujourd’hui », qui laisse les acteurs sur le plateau un brin perplexes. Marie-José Sirach, L’Humanité