Et si le Théâtre Antoine Vitez était voué à disparaître ? Une poignée de jeunes artistes apprend que la municipalité veut raser le lieu, et décide de l’occuper. La troupe débarque alors sur scène avec ses affaires et cartons à pizza, occupe le théâtre en temps réel et réinvente son quotidien ! Ça se dispute, ça chante en italien, et ça braille du Brecht. Le public se retrouve au cœur de cette mobilisation, témoin privilégié des nouvelles formes d’engagement portées par une jeunesse résolument militante. Et on ne sait plus très bien si l’on assiste à une véritable occupation, aux répétitions d’un spectacle ou à ce spectacle lui-même.
Inspirée d’occupations bien réelles (l’Odéon en 1968, les Célestins à Lyon en 2016, la Volksbühne à Berlin en 2017), la pièce pose la question du rapport entre art et politique dans une passionnante mise en abyme théâtrale. Une œuvre collective portée par la vitalité, la drôlerie et le fort engagement de la compagnie Courir à la catastrophe.

Audiodescription de la maison ⬇︎
Spectacle proposé en audiodescription de la maison lors de la représentation du vendredi 29 mai à 20h.
Le teaser ⬇︎
La presse en parle
Déjouant l’un après l’autre les clichés dans lesquels pourrait les précipiter cette occupation sauvage d’un théâtre, les comédiens se faufilent de questions existentielles en doutes esthétiques, sans jamais se figer dans l’esprit de sérieux. Œuvrer son cri est une comédie lavée à grandes eaux par l’humour et l’auto-ironie, ce qui rend d’autant plus poignants les cris du cœur qui y jaillissent. Le Monde
À chaque fois, de tels événements ont donné naissance à des expériences démocratiques riches, et aidé à penser la place du théâtre dans le monde. Une place très grande, immensément utile. Œuvrer son cri nous en convainc avec force, en tous les cas. TTT Télérama
Ils vont expérimenter un théâtre débarrassé de tous les codes, s’affranchir de tous les murs et entraîner le spectateur dans cette tentative d’imaginer, ensemble, d’autres possibles. (…) Alors on entend cet Éloge de la dialectique, formidable poème de Brecht écrit en 1931 où « les vaincus d’aujourd’hui sont les vainqueurs de demain » et qui se conclut par « Et jamais devient aujourd’hui », qui laisse les acteurs sur le plateau un brin perplexes. Marie-José Sirach, L’Humanité